« L’élégance de la clé de douze » de Laurence Decréau.

Ce livre est arrivé à point nommé pour poursuivre ma réflexion sur les métiers, ce qu’ils révèlent des personnes. Ici, il s’agit de décrire le parcours de cinq personnes qui sont passées d’une profession intellectuelle à une profession manuelle.

31xfbqoofyl-_sx322_bo1204203200_

 

Laurence Decréau a une plume et sait peindre avec humour et vivacité le plombier ou le vitrailliste. Elle parle finalement beaucoup de son propre parcours et fait sans doute le lien, par les mots, entre ces deux mondes.

Je retiens ces lignes :

L’homme ayant besoin de nommer pour dire et partager, ces cancres qui séchaient jadis sur les tests de vocabulaire possédaient un lexique d’une précision qui me ravissait : j’appris qu’un fromage de chèvre à la peau blanche et tendre « piaule et crapote » ; qu’un gruyère qui pique la bouche a le « gras attaqué » ; que la « clarté » d’une viande de bœuf n’a d’égale que sa médiocrité. Ces mots, qui révélaient des réalités révélées par les sens, disaient combien les miens étaient atrophiés, faute de culture et de connaissance. Le même émerveillement teinté d’humiliation s’empara de moi récemment, tandis que je feuilletais dans la librairie des Compagnons du Devoir ce bijou du savoir humain : Le petit Dicobat, dictionnaire général du bâtiment. J’y découvris mon incapacité à nommer, et donc à comprendre et à voir, ce qui m’entourait, fût-ce de la porte de la chambre –avec ses traverses haute et basse, sa plate-bande, ses panneaux de hauteur, d’appui et de frise, et son pêne demi-tour…

Publicités

G.O. dans une boîte de Télécom.

Précisément, je suis G.O. dans une boite de télécom!
Gentil parce que je demande aux autres de travailler pour moi sans être leur chef, alors je demande gentiment.
Organisateur, parce qu’avec mes collègues, nous développons une grosse machine qui permet les communications entre villes. Pour cela il faut dire comment les éléments (physiques et logiciels) de cette machine sont organisés pour que cela marche.
Organisateur, parce que ce centre de développement est aussi une grosse machine (humaine) qu’il faut organiser (qui fait quoi et quand) pour que cela marche. Donc j’organise des réunions, des plans de développement…
Je devrais dire que c’est difficile et que je mérite mon salaire mais si on est gentil et organisé c’est plutôt facile. Et si je m’habille plutôt en noir, je ne rêve pas encore d’être un M.A., un méchant anarchiste.

Christophe

Ingénieur d’étude et de production.

Mon métier consiste en la conception de circuits électroniques pour les satellites.
Précisément, cela veut dire qu’on me demande de répondre à un besoin (une spécification) qui vient des futurs utilisateurs à l’aide de mes connaissances en électronique.
Le besoin est assez spécifique parce qu’on n’a pas le droit de réparer un circuit une fois le satellite lancé. Donc la conception s’assortit de nombre d’analyses qui permettent de vérifier que le circuit fonctionnera correctement durant toute la durée de la mission.

Concrètement, on recherche dans les circuits existants si quelque chose répond en partie ou en totalité à la demande. On peut chercher dans l’héritage de la société ou aller chercher ailleurs des idées plus « théoriques » que l’on appliquera ensuite.
Plusieurs phases de vérification viennent accompagner la création d’un circuit :

On fait des simulations à partir d’outils informatiques qui permettent de prévoir le comportement électrique.
On fait des maquettes pour vérifier que la théorie donne les résultats espérés, que nos idées initiales sont bonnes.
On fait des modèles de qualification pour vérifier que la manière dont on le fabrique donnera entière satisfaction. Les tests réalisés sur ce modèle sont drastiques. En température. En vide. En vibration. En choc.
On fait des analyses (des calculs) pour prouver son bon fonctionnement jusqu’à la fin de vie du satellite, en se basant sur les analyses de spécialistes de la thermique, des radiations, de la mécanique, de la fiabilité.
On peut faire des pré-séries pour vérifier que l’organisation de la production correspond au besoin (cadences, qualité, …).

Lorsqu’un circuit est fabriqué, on organise également la veille technique. On reste présent pour aider si besoin, pour répondre aux questions des gens qui fabriquent. Dans le domaine de l’électronique spatiale, il existe encore une phase de réglage importante. Cela nécessite que l’on écrive des procédures de réglage qui font l’objet, sous notre responsabilité, d’optimisation au contact de la réalité du terrain pour aider à aller plus vite et mieux pour faire moins cher.

On a aussi, mais de manière plus marginale, des actions dites transverses. C’est-à-dire des activités qui ne s’appliquent pas à un circuit en particulier mais à toute une famille, ou à des processus industriels. Nous ne sommes pas responsables de ces activités mais participons aux réunions pour que l’avis du concepteur soit pris en compte lorsqu’on décide de faire évoluer une façon de fabriquer, une technologie, …

Enfin, nous avons un rôle d’expertise et de présentation vers les clients finaux (ceux qui achètent le circuit ou le système dans lequel le circuit est inclus). Ce sont des étapes importantes du contrat qui nous lie avec eux. De leur côté, ils peuvent vérifier que l’on fait ce que l’on a dit et se rassurer sur notre capacité à répondre à leur demande. Du nôtre, ces étapes déclenchent des paiements après approbation du client.

Les qualités qu’il faut avoir pour exercer ce métier sont d’abord de savoir mettre en application une somme de connaissances à la fois trop importante (on n’utilise pas tout ce que l’on a appris) et insuffisante (on doit continuellement apprendre des choses complémentaires).
La seconde est de rester logique dans notre travail. La plupart des résolutions de problèmes rencontrés proviennent de l’utilisation du simple bon sens, mais basées sur une solide connaissance initiale.
Une autre qualité est la créativité. Pour répondre à une demande nouvelle, il faut aussi savoir jouer avec et tordre les circuits existants pour en faire de nouveaux. On ne parle pas ici de créativité au sens artistique du terme, mais de capacité à inventer quelque chose de nouveau malgré les contraintes nombreuses liées au domaine d’application.
Il est toujours utile d’être organisé car le métier fonctionne souvent sur le mode interruptif. Le téléphone sonne pour une demande urgente alors qu’on était en train d’écrire un mail de réponse tout aussi urgent juste avant d’avoir été interrompu par l’irruption d’un collègue pressé dans notre bureau. Il faudra répondre à tous, au mieux, au plus vite, et passer sans arrêt du coq à l’âne.
Il faut être passionné par la technique. Disons-le très clairement : la technique ne paie pas. Si vous voulez gagner plus, passez votre chemin. Il est souvent frustrant de voir des personnes au bagage technique faible mais ayant choisi d’autres voies monter plus vite dans les strates hiérarchiques. Donc il faut aimer résoudre les puzzles que l’on vous propose.


Il y a des hauts et des bas. On peut sortir fier d’avoir fait un tour de force que vos collègues ne pensaient pas réalisable. On peut sortir fier d’une réunion avec un client qui admet qu’il n’a pas trouvé mieux ailleurs dans le monde (même si on est trop cher, trop lent, trop lourd, trop…). Et la principale fierté est de savoir que des circuits à vous marchent dans des satellites utilisés en ce moment en orbite, dans des conditions extrêmes.
Mais il y a aussi les jours de doute. Les retours d’expérience négatifs. Les discussions tendues avec des contradicteurs. Les progressions de carrière inégales.
Et toujours la question de savoir si on est fait pour ce métier. La difficile adéquation entre toutes les aspirations que l’on a et la confrontation avec la réalité où le compromis domine.
Lorsque les moyens de l’entreprise sont en jeu, la pression se fait toujours plus forte. Ce n’est pas vraiment un problème dans mon cas. J’ai tendance à ne pas paniquer. Mais il est souvent lourd qu’une hiérarchie en proie aux doutes viennent ajouter à la pression. Il peut y avoir aussi des collègues qui ne « jouent pas collectif ». Les entreprises du spatial sont de grosses bureaucraties. Comme dans toute société humaine, les jolies règles telles que l’avancement au mérite ne résiste pas longtemps devant le copinage et les politiques de réseau. C’est un gros facteur de découragement. J’ai souvent envie d’exercer un autre métier. Avec une plus large partie créative parfois. Ou avec une plus grande implication dans les choix stratégiques.

Réalisatrice audiovisuelle.

Je travaille dans la communication audiovisuelle.
J’aide des structures variées (entreprises, collectivités, associations) à communiquer sur des sujets internes ou externes de façon plus efficace et moderne, par le biais de la vidéo. Je réalise des reportages vidéo, qui ne se résument pas à l’image mais qui ont un fond. C’est sur ce point que je me rapproche de mon premier métier : le journalisme. Je me sers des techniques du journalisme pour aider ces structures : l’interview, l’analyse, la synthèse. En revanche, je ne travaille plus sur l’aspect polémique qui consiste parfois à pousser quelqu’un dans ses retranchements. A présent, le but de mon travail est de comprendre les besoins du clients et d’y répondre.

La communication interne a pour objectifs de remobiliser une équipe, de l’informer en créant par exemple un outil pédagogique vidéo spécifique.
La communication externe sert à donner une image de l’entreprise, à promouvoir ses missions, son esprit ; ce n’est pas de la publicité, mais davantage de la promotion.

Voici un exemple de communication interne que j’ai réalisée pour V.N.F. (Voies Navigables de France). L’établissement public doit gérer une épidémie de chancre coloré qui touche les platanes bordant le Canal du Midi ; ce champignon est arrivé des USA pendant la Seconde Guerre mondiale, via des caisses de munition en bois. Des milliers de platanes ont été décimés dans le sud-est de la France ! Aujourd’hui, l’unique solution est la prévention. Tout en gérant des campagnes d’abattage d’arbres malades, V.N.F. doit sensibiliser plus que jamais ses 500 agents sur les mesures de précaution à prendre pour ralentir cette contamination. C’est l’objectif du film que j’ai réalisé : informer, valoriser, impliquer les agents dans cette lutte.
Un exemple de communication externe, maintenant. J’ai réalisé un film pour l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique), qui existe depuis 1989 et accorde des micro-crédits à des créateurs d’entreprises n’ayant pas accès au crédit bancaire. Je devais présenter les missions de l’ADIE en insistant sur l’accessibilité des services qu’elle propose. Ce film est visible sur leur site internet.

Mon deuxième métier est celui de « chef d’entreprise ». Je n’ai pas d’équipe et je dois donc faire seule le travail de prospection, de veille technologique, de lecture (décortiquer les sites internet) ; il faut aussi savoir argumenter pour décrocher un rendez-vous… Ensuite vient la partie création (écriture de synopsis), réalisation (tournage) et post-production (montage) : c’est ma partie préférée. Enfin, il y a l’aspect financier : savoir faire un devis au juste prix, facturer, réclamer de l’argent ; gérer, savoir où je vais, prévoir.

Les qualités qu’il faut avoir d’après moi sont la capacité d’adaptation : je dois savoir changer de casquette car c’est un métier multitâches ; la patience ; l’acharnement ; le fait d’être à l’écoute, de faire preuve d’empathie, de savoir mettre l’autre en confiance devant la caméra par exemple ; avoir l’esprit de synthèse, d’analyse ; avoir de l’initiative ; être à l’affût et réactif ; créatif ; rigoureux ; optimiste ; enfin ne pas gaspiller son énergie.

Je suis très contente de pouvoir exercer les bases du métier dont je rêvais, le journalisme, avec un aspect créatif. Le deuxième aspect de mon métier (faire fonctionner une entreprise) est dur mais c’est un challenge, c’est excitant. Le revers de la médaille est que c’est épuisant. Je ne sais pas toujours de quoi demain sera fait. Cela peut être inquiétant parfois mais cela permet aussi de toujours être en éveil, de fixer des objectifs et ainsi, d’avancer.

Dans dix ans? Je ferai peut-être un autre métier (kiné ?) ou bien je me serai épuisée à la tâche et alors, j’accepterai un poste de Directrice de communication dans une grosse boîte…

Propos recueillis par Muriel auprès de Aude Géva. Allez visiter son site : Bouduprod

Traductrice-adaptatrice.

L’intitulé réel de mon métier est : traductrice-adaptatrice. J’ai un statut d’auteur et donc de travailleur indépendant. Quelle est cette chose barbare ? Je traduis les dialogues de programmes audiovisuels (films, séries, documentaires, animation…) pour la télévision et les adapte ensuite : il faut donc que le sens soit présent et que le texte soit le plus synchrone possible avec les mouvements des lèvres des acteurs.

Généralement, je souffre du « syndrome Chandler » : personne ne comprend vraiment ce que je fais. Certains s’étonnent de ne pas entendre ma voix, d’autres pensent que je ne fais QUE traduire… C’est souvent pénible, car notre métier est peu connu et reconnu.

Mais c’est un métier passionnant. Son avantage premier, pour moi, est de faire appel à ma passion des langues et à mon attrait pour l’audiovisuel. L’objectif final serait de travailler pour le cinéma, mais les mastodontes d’un certain âge sont difficiles à détrôner.


C’est un boulot idéal, car les programmes sur lesquels je travaille sont très variés : pas tous follement intéressants d’un point de vue de spectateur, mais ce n’est pas grave. On peut même essayer d’améliorer un programme en le doublant. J’ai adoré adapter des mangas, des petits films d’auteurs, des documentaires intéressants, des téléfilms si nuls qu’ils en deviennent comiques…

C’est un métier solitaire : chacun bosse de chez lui. Mais j’ai la chance d’avoir des collègues-amis avec lesquels j’essaie d’en faire un boulot d’équipe, en travaillant sur les mêmes séries ou en vérifiant la qualité de notre travail final ensemble. Il ne faut quand même pas avoir peur de ne pas avoir une vie sociale « de bureau » normale.

En revanche, c’est un métier qui procure une grande liberté : pas de patron, pas d’horaires fixes. On peut travailler 15 jours sur 15 puis prendre une semaine de congés, chacun fait comme il veut, selon qu’il a envie de travailler ou pas, selon qu’il a envie/besoin d’un peu ou beaucoup d’argent ! Pour moi, cette liberté n’a pas de prix. Celui qui est « du soir » peut bosser la nuit s’il en a envie…

Cette liberté a ses revers : c’est un métier précaire, dans le sens où il ne nous est accordé ni indemnités chômage, ni congés payés. J’accepte cette condition, qui ne parvient pas à concurrencer les aspects positifs, selon moi.

Mieux vaut ne pas être un « ours » dans ce milieu : le relationnel joue un rôle important. Tout marche par réseau. Ce qui me plaît, si je compare avec d’autres professions, c’est que si on travaille bien, on nous fait confiance et on nous donne notre chance. Si on rend un travail moyen ou en retard, il y a des chances pour que le client ne nous rappelle plus. Ce qui est assez juste, finalement. Encore faut-il mettre le pied à l’étrier. On débute malheureusement souvent avec des clients qui paient mal. D’une manière générale, il faut avoir du caractère pour se faire respecter : on est très souvent amenés à négocier pour nos tarifs, parlementer pour lutter contre la censure des chaînes… Nos clients, comme tous les clients du monde, veulent évidemment qu’on travaille toujours plus, dans des délais toujours plus courts (voire inhumains) et pour toujours moins cher. On est souvent dans un rapport de force qui peut être usant, mais qui pousse à ne plus avoir peur de monter au créneau pour défendre ses intérêts et ses points de vue. Pour être très claire, on peut aussi dire merde à un client pénible et allez voir ailleurs si on y est.

Je n’ai pas parlé des qualités qu’il vaut mieux posséder pour exercer ce job : il faut aimer la langue, aimer jouer avec les différents registres de langage, être pointilleux, ne pas avoir peur de passer une heure sur une phrase, avoir gardé une âme d’enfant pour se réjouir d’adapter tous les genres de programmes, ne pas avoir peur de la solitude, savoir organiser ses journées pour préserver sa vie personnelle, être dur en affaires pour ne pas se laisser manger…

Je crois que j’en ai dit pas mal. En gros, ce métier me convient à 100% et à l’heure actuelle, je n’en connais aucun autre dans lequel je m’épanouirais autant et qui pourrait rassembler toutes les caractéristiques que j’ai évoquées.

Sabrina Boyer.

Souteneur chez les lièvres.

Professeur et formateur, critique à la « Quinzaine littéraire », Norbert Czarny assure ses revenus et sa retraite grâce à ce métier.

Mon métier consiste d’abord à capturer des lièvres femelles, le nom m’échappe : des hases, c’est cela. Je les capture essentiellement en France. Bien sûr je pourrais capturer en Europe de l’Est, après l’Ukraine et la Moldavie, mais je trouve cela indigne. Après cette capture en Sologne, dans le Morvan et en Bretagne, je rapatrie mes hases en banlieue parisienne, dans l’Essonne, et je les enferme dans des clapiers, du côté de Fleury-Mérogis. Là, je fais venir des lièvres. Beaucoup habitent la banlieue, surtout le 9.1. mais aussi le 92 et parfois le Val de Marne.

Après, tout s’organise sans moi.

Les qualités qu’il faut avoir sont d’abord courir vite, savoir attraper les animaux, poser des collets sans intention de blesser (une hase à la patte cassée est moins attirante qu’une hase valide, de plus elle est apeurée).

De l’à-propos aussi : savoir trouver les clients, les séduire, et pour ce faire, souvent, se déguiser en hase. C’est difficile parce que contrairement à ce que l’on croit, les lièvres sont subtils.

Et puis un certain sens du commerce. C’est un métier qui rapporte et il est rare qu’un souteneur chez les lièvres se retrouve sur la paille, sauf s’il entre dans un clapier et se retrouve enfermé.

Ce métier me correspond parce qu’il suppose un certain amour des animaux or j’adore les lapins et lièvres, et je ne peux en manger un seul (cela dit, je ne mange pas non plus d’araignées ni d’hippopotames mais ne ferais pas ce métier avec eux ou elles).

Il est difficile parce que j’ai une éthique : d’abord je ne prends pas leurs papiers d’identité aux hases, contrairement aux trafiquants et autres mafieux albanais ou ukrainiens etc. Ensuite je refuse d’exploiter des étrangères : je recrute français. Au pire, je recrute dans le Mercantour, entre la France et l’Italie. Ou dans les Pyrénées.

Enfin, je fais attention en posant mes collets et cela me prend du temps.


Si c’était possible, j’aimerais créer une maison de l’amour tarifé dans un zoo. Mais Vincennes est en travaux, et le Jardin d’Acclimatation trop petit. Et puis imagine-t-on les hyènes s’accouplant avec les babouines ? Les mandrills avec les girafes ? C’est compliqué. Et puis j’aurais tous les zoologues et les zoophiles sur le dos, les ligues morales, le Président de la SPA.

Donc pas d’autre métier, ou alors pêcheur à la ligne, pour devenir souteneur chez les tanches et les carpes.

Professeur des écoles.

Mon métier est Professeur des Ecoles. Ce métier consiste à aider les élèves à apprendre à lire, à écrire, à comprendre, à les encourager à surmonter les difficultés que l’on rencontre quand on est enfant et qu’on doit affronter les adultes et leurs nombreuses exigences.

Les qualités qu’il faut avoir sont l’amour des enfants,la culture générale, la capacité à analyser son travail pour le compléter, le modifier.

Je vis mon métier comme une réalisation profonde de ma personne et de ma vie, qui n’aura pas de fin parce qu’enseigner et apprendre sont des activités sans fin. Il me correspond donc entièrement.

Ce métier est très difficile parce qu’il exige à la fois de nombreuses connaissances et une expérience considérable pour que l’on puisse apporter réellement un plus aux enfant par rapport à un autre adulte, parents, animateur, connaissance. Je n’aimerais pas en exercer un autre car mon métier est déjà multiple à travers les différents groupes que l’on accueille, les niveaux de classe, les spécialités, les fonctions précises que l’on occupe. Il y a de quoi remplir plusieurs vies.

Benjamin.