Un peu d’Asie dans l’air.

Dijon, hiver 2019.

Le hasard !

Il y a de drôles d’histoires dans la vie.

Imaginez que vous recevez un message sur votre téléphone, qui se révèle une erreur.

Mais la conversation s’engage, car il y a quiproquo, et la personne croit vous connaître.

En fait, il s’agit d’un jeune artiste italien, qui vit à Turin et revient d’une exposition à Venise, à la Fondazione Bevilacqua la Masa. Il s’appelle Vittorio Campanella, et vous pourrez retrouver des informations sur lui sur sa page Facebook ici.

Il joue également de la guitare et chante dans un groupe de rock alternatif, pour les italianistes, lisez une présentation ici. Et écoutez ça.

Finalement, j’ai envie de dire : vive le hasard!

Vittorio Campanella

Autre chose.

Le yoga dit que l’on peut modifier trois éléments dans sa vie : une situation, notre rapport au temps, et nos valeurs profondes.

Ces deux découvertes du jour, en interrogeant notre quête d’autre chose, induisent un autre rapport au temps.

La bande dessinée La recomposition des mondes d’Alessandro Pignocchi est bien plus qu’un plaidoyer pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : c’est un puissant outil d’interrogation sur soi et sur le monde. Puissant parce que beau, documenté, plein d’humour. Politique.

Le recueil poétique Nugae de Philippe Denis est tout le contraire d’une bagatelle -c’est le sens en latin du titre. Le livre est magnifique, et la lecture est rythmée par la découpe des pages au coupe-papier. Il faudrait tout citer, mais juste quelques exemples :

La sensation d’avoir tout perdu n’est pas différente de la sensation d’avoir tout tenu. Elle en est la réplique exacte, l’impossible métaphore. (p. 30)

On se lève, on sort, on part à sa propre recherche.

On se couche, on dort, on rêve de savoir être où on est. (p. 71)

Prendre le temps de ruminer ces mots, sourire de ceux qui font écho immédiatement, relire ceux qui résistent. Patience. Poétique.