DesSeins d’Olivier Pont.

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Très bel album qui contient sept histoires ayant comme point commun le thème des seins. Sept portraits de femmes différentes, personnages de fiction riches et complexes.

Pour le feuilleter, ici.

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« Sodome, ma douce », une pièce de théâtre de Laurent Gaudé mise en scène par Laure Marion, le 27 mai 2017 à Paris.

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C’est samedi 27 mai à 20h30 au Théâtre de la Bastille à Paris que Laure Marion présente sa première mise en scène : Sodome, ma douce, une pièce de Laurent Gaudé. C’est le collectif Louves qui porte ce projet : une dizaine de jeunes comédiennes sorties du Cours Florent font sortir les femmes des rôles auxquels la scène théâtrale les cantonne habituellement. On peut les entendre dans cette émission de radio. Hâte de découvrir leur travail, et ce texte de Laurent Gaudé !

« L’Homme des bois » de Pierric Bailly.

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A ranger dans la catégorie « livre impossible à lâcher et qui bouleverse » ! C’est la parole d’un fils dont le père est mort dans un accident, mais dans des circonstances floues.

    Il y avait bien cette version élaborée à partir de l’enquête de gendarmerie, une glissade en forêt lors d’une sortie aux champignons, mais ça me semblait tellement ridicule comme façon de mourir que j’avais du mal à m’en contenter.

    Je ne pouvais pas m’empêcher de cogiter, d’interpréter, de suspecter, pour me protéger de la réalité, pour ne pas l’appréhender trop frontalement.

    Je me raccrochais à l’intellect, aux idées, pas à de grandes idées, je ne philosophas pas, non, je me raccrochais à des idées simples, celles qui permettent d’échapper, de s’évader, celles qui sont à la base des histoires. Le genre d’histoire qui sert à fabriquer une intrigue. Pour ne pas me laisser dévaster par le doute et l’émotion, je me raccrochais aux branches de la narration. Je tissais une toile romanesque pour me retenir à ses fils. Je n’avais guère à me forcer; j’avais même l’impression que la toile se tissait à mon insu. (pages 88-89)

Texte sur le deuil, sur la relation père-fils, sur l’absence et la mémoire. Superbe.

« Hiver à Sokcho » d’Elisa Shua Dusapin.

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Voilà un texte qui installe une atmosphère avec une force indéniable : en le lisant, je suis allée chercher une couverture, avant de réaliser que c’était dans le livre, à Sokcho, une petite ville située près de la Corée du Nord, qu’il faisait froid, et non chez moi ! Il y est question de désir, de création, d’une rencontre pas ordinaire, mais aussi de nourriture et de malaise dans son propre corps. C’est un premier roman original, et très bien écrit.

Pour en savoir plus, allez sur le site des éditions suisses Zoé, ici.

« La femme brouillon » d’Amandine Dhée.

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Le titre est admirablement trouvé, le ton est puissant et pas dénué d’humour, le propos véritablement féministe, le tout est un excellent livre que je ne saurais trop conseiller à toutes mes amies et à tous mes amis !

Texte de présentation d’Amandine Dhée : J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence dans le rapport à la norme, la tentation d’y céder. Face à ce moment de grande fragilité et d’ immense vulnérabilité, la société continue de vouloir produire des mères parfaites. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument. Il m’a paru important de me positionner clairement en tant que féministe parce que je veux donner un éclairage politique à mon expérience intime. J’ ai voulu un texte court. Plus que jamais, j’avais envie de tranchant, d’aigu, et surtout pas d’une langue enrobante ou maternante.

Pour lire des extraits, ici.

Exposition sur le photographe Eli Lotar au Jeu de Paume à Paris.

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Sans titre (Main de Tombros avec oursin), 1931, Eli Lotar.

Eli Lotar est un photographe et cinéaste français (1905-1969), né en Roumanie et arrivé à Paris en 1924. Il donne à voir la ville dans sa modernité, à travers les différents moyens de transport ou encore par ses paysages industriels. Les cadrages et les points de vue sont alors nouveaux. J’ai aimé aussi son engagement politique, visible par exemple dans le film Aubervilliers (1945), qu’on peut voir intégralement dans l’exposition, et qui montre des conditions de vie insalubres.

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Sans titre (Vitre brisée), 1940-1950, Eli Lotar.

Faire cette visite le week-end du 1er mai, alors que la ville semblait s’être un peu vidée, au calme, a sans doute aussi contribué au plaisir de la découverte. Le travail vidéo de Peter Campus, vaut aussi le coup d’œil. Toutes les informations ici.

La Kube me rend gaga !

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Késaco la Kube ?  Un abonnement livres, avec des choix personnalisés, faits par des libraires indépendants ! J’ai eu la chance d’en tester une récemment, puisque ce fut un cadeau d’anniversaire. Pour tout savoir sur leur offre, allez ici.

Et là, ils me rendent complètement gaga en lançant un jeu : plus d’amis iront s’inscrire sur cette page, plus j’aurai de chances de gagner un abonnement à vie ! Oui, vous avez bien entendu, des livres à vie ! Et vous, qui avez le pouvoir de me rendre aussi heureuse, vous gagnerez aussi des cadeaux ! Si vous voulez participer, c’est possible jusqu’au 10 mai…

« L’administrateur provisoire » d’Alexandre Seurat.

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C’est le deuxième livre d’Alexandre Seurat : La maladroite m’avait bouleversée, tant le récit documenté d’une maltraitance de parents vis-à-vis de leurs enfants était puissant. Ici, dans L’administrateur provisoire, il s’agit de l’enquête menée par le narrateur sur son arrière-grand-père, Raoul H. Il fouille dans les archives et interroge sa famille pour établir et comprendre comment ce dernier a participé à la spoliation des biens juifs sous l’Occupation. L’écriture tient en éveil de bout et bout, c’est à lire car le sujet est peu traité en littérature.

Exposition « Sérénissime! Venise en fête, de Tiepolo à Guardi » au Musée Cognacq-Jay à Paris.

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Tiepolo, Le triomphe de Polichinelle, 1753-54, photo prise le 25 avril 2017.

J’aurais envie de dire que pour ce seul tableau, cela vaut le coup de visiter cette exposition! D’autant qu’il se trouve habituellement à Copenhague. La thématique de la fête, choisie dans ce parcours, explore tout autant la danse, la musique, que le théâtre et le carnaval. Les tableaux de Pietro Longhi sont des petites merveilles à ne pas manquer. Les Guardi, même vus mille fois, sont toujours un enchantement.

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Le Doge Alvise IV Mocenigo porté sur la place Saint-Marc, Francesco Guardi, 1775-77, Musée de Grenoble, photo prise le 25 avril 2017.

Le Musée Cognacq-Jay est un petit musée, que j’ai vraiment eu plaisir à découvrir; la collection permanente est consacrée au XVIIIème siècle et les Boucher, Fragonard, Hubert Robert, Greuze, Chardin valent le détour.

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La Vénitienne en zendale (châle croisé sur la poitrine et noué à la taille), Jean Barbault, photo prise le 25 avril 2017.

Exposition « Ciao Italia ! Un siècle d’immigration et de culture italiennes en France, 1860-1960 » au Musée de l’histoire de l’Immigration à Paris.

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Première salle de l’exposition.

C’est par cette ronde de Vespas que l’on est accueilli au début de l’exposition ! Le parcours est passionnant, très clair, instructif sur hier comme sur aujourd’hui ; il rappelle que l’immigration italienne ne se fit pas toujours facilement. Les différents points de vue, de la religion à la gastronomie, en passant par la presse, les arts, le sport ou encore le travail. offrent finalement une approche complète et complexe.

A voir jusqu’au 10 septembre 2017, toutes les informations ici.