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Karine a présenté Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, une histoire d’amour qui va et vient entre 1945 et 1969, entre l’Allemagne et les Etats-Unis, dans une langue très fluide, parfois crue. C’est un texte qui dégage beaucoup de gravité, sans voyeurisme, et qui est très prenant…jusqu’à en rater les arrêts de métro !

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Valérie nous a parlé de Godin, inventeur de l’économie sociale de Jean-François Draperi. On est au XIXème siècle, Godin, compagnon, découvre en faisant son tour de France les conditions de vie lamentables des ouvriers. Il veut les changer et fonde à Guise un familistère : un lieu de partage où les logements pour les ouvriers sont conçus avec des jardins, des espaces de vie communs, des écoles, théâtres… Ce familistère fonctionnera jusqu’en 1968. Pour en savoir plus sur le livre, lire le premier chapitre, découvrir la maison d’édition Repas, allez ici.

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Sandrine a évoqué Les petits garçons naissent aussi des étoiles d’Emmanuel Dongala, qui se passe au Congo entre les années 60 et les années 90, sous un régime communiste. Tout est vu à travers les yeux d’un petit garçon naïf, et le roman est très drôle. Tous les travers des partis politiques sont pointés, on ne s’ennuie jamais.

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J’ai partagé ma lecture de Marx et la poupée de Maryam Madjidi, auteure née à Téhéran en 1980, dont c’est le premier roman. Texte sur l’exil, la langue et l’identité, drôle et grave à la fois. J’ai lu le passage à la cantine, où la petite Maryam ne peut décidément pas avaler la nourriture infâme qu’on lui sert, et ne rêve que des plats de sa grand-mère.

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Maëva a été emportée par Banquises de Valentine Goby, un texte très fort émotionnellement, qui raconte comment Lisa décide de partir sur les traces de sa sœur Sarah, disparue au Groeland vingt ans plus tôt. C’est un texte très introspectif qui met des mots sur l’impossibilité d’un deuil.

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Manon, ayant envie de lire des classiques, nous a dit combien l’écriture des Misérables de Victor Hugo était extraordinaire, dans le choix des mots, parfois inconnus (métiers disparus), comme dans les descriptions (misère de Cosette ou Fantine).

Mais elle a aussi voulu nous parler du spectacle Doreen présenté au Théâtre de la Bastille au mois de mars, qui adapte le texte d’André Gorz, Lettre à D. Une pièce bouleversante, dans laquelle le spectateur est totalement plongé, dès son entrée dans la salle.

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Christophe ne pouvait que faire le lien en évoquant sa lecture de la biographie d’André Gorz par Willy Gianinazzi, l’histoire d’une vie mais surtout d’une pensée, Gorz ayant été un disciple de Sartre, journaliste au Nouvel Observateur, militant pour la réduction du temps de travail comme pour le revenu universel. Une biographie qui se lit comme un roman.

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Christophe a aussi parlé de Rapatriés de Néhémy Pierre-Dahomey, qui l’a plongé dans un autre monde, avec une galerie de personnages saisissants, grâce à une écriture pleine d’énergie. Une belle réussite pour ce premier roman.

Sandrine a aussi présenté L’autre face de la mer de Louis-Philippe Dalembert; nous avons été plusieurs à discuter de Petit pays de Gaël Faye.

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2 réflexions sur “Soirée lectures du 22 avril 2017, 8ème édition.

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