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Un moment riche et stimulant,  guidé par les questions avisées de Sophie Joubert. Placé sous le signe du partage généreux,  le propos d’Alain Mabanckou a ironisé à propos du petit  catalogue de recroquevillement de ceux qui sont contre la rencontre. Il a bien expliqué que la langue française avait été dans son enfance congolaise la langue de la colère (son père), celle de la douceur poétique (à l’école), celle de la guerre (dans les communiqués des chefs militaires), celle de la drague aussi, du baratin. Sur l’usage du français comme langue littéraire, il a eu cette formule étonnante et fascinante : je fais intérieurement de la traduction simultanée -sous-entendu entre les langues africaines et le français. Rappelant qu’on a vite fait le tour de son nombril, il a souligné qu’il avait toujours considéré la littérature comme une main tendue. Il écrit ses romans sans plan (Je suis un écrivain désordonné), ressentant la nécessité d’avoir la sensation qu’il a écrit d’un seul jet; en période d’écriture, il écrira sans relâche pendant trois mois, tous les jours, et dix heures par jour… Enfin, il a conclu sur l’idée que le monde est constitué de toutes les additions des périphéries.

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Une réflexion sur “Rencontre avec Alain Mabanckou à la Maison de la poésie à Paris. 

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