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Très bon complément aux cours d’Alain Mabanckou au Collège de France, ce texte consacré à l’écrivain James Baldwin, publié en 2007, se lit d’une traite et avec intérêt. J’ai vraiment eu le sentiment que la silhouette de Baldwin se dessinait peu à peu sous mes yeux.

J’ai retrouvé une idée phare d’Alain Mabanckou : Or il y a cet autre danger spécifique au statut de l’écrivain noir : on attend de lui qu’il place le « problème noir » au centre de son œuvre, que les personnages de couleur fourmillent, qu’il adopte un ton conflictuel, avec pour cible unique le Blanc. C’est ce mot d’ordre tacite qui, autrefois, incitait les auteurs africains -surtout les épigones de la négritude- à vanter dans un élan incantatoire et hystérique les civilisations noires, ou à être des militants de la vingt-cinquième heure face aux colons, voire face à l’impérialisme en général. La littérature se présente alors comme une vaste campagne de dénonciation du système colonial, contrebalancée par la valorisation des racines africaines. (…)

Je veux privilégier, cher Jimmy, l’indépendance du romancier, et je me méfie de la « littérature de troupeau ». L’écrivain devrait toujours donner sa propre version de la condition humaine, même à l’opposé de la pensée unique et moralisante.

Utiles aussi les pages sur les relations entre les Noirs américains et africains; également sur l’antisémitisme des Noirs.

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