Livre proposé par Muriel. Soirée chez Stéphane.

Le sergent dans la neige, Mario Rigoni Stern.

En ces temps de confusion babélienne, je suis au regret de vous transmettre un étrange compte rendu du club lecture. Il semble qu’un certain Joël Balèze, traducteur de son état, soit venu brouiller les lignes qui suivent. Avec toutes mes excuses.

Ils étaient en sept à parler de l’oeuvre de Mario Rigoni Stern, « Il sergente nella neve ». Mais prima di tutto, il y eut une première partie musicale, assurée à la chitarra par Stéphane.
Les tribulations des Alpins au cours de leur retraite de Russie purent ennuyer certains lecteurs, qui avaient lu d’autres témoignages bien plus passionnants sur cette époque.
Camminare.
Tout de même, la scène où Rigoni s’attable avec des Russes et mange sans être dérangé a marqué les esprits. Pour cette seule scène, le livre valait la peine d’être lu. Un moment où les hommes sont des hommes et où la guerre est comme suspendue. « Pour une fois, les circonstances avaient amené des hommes à savoir rester des hommes. »
La neve.
Certes c’était bien écrit, avec sobriété et une belle économie de moyens, mais le point de vue adopté pouvait gêner, engendrer un certain malaise : les Italiens n’étaient donc que des gentils, ils n’avaient rien fait de mal, eux, contrairement aux Allemands ?
Chef, on la reverra-t-y, la maison ?
Il fallait saluer la force du style, le jeu des temps (présent / imparfait). Dire l’adéquation entre la situation extrême de ces hommes et la pudeur de l’écriture, sa capacité à dire le drame sans lyrisme, avec une retenue touchante.
Les poux.
Loin de nous ici l’idée de dénoncer un membre du club lecture qui n’aurait pas lu le livre. La délation, pas notre genre! On n’est pas en guerre, quand même…
Insistons plutôt sur la force de ce témoignage, qui dit la faim, le froid, la souffrance, la douleur des camarades qui meurent.
La polenta.
Enjamber un cadavre en rentrant dans une maison, poussé par la faim, et ne réaliser qu’après tout qu’on n’a pas vu un mort. Honte.
Questo è stato il 26 gennaio 1943. I miei più cari amici mi hanno lasciato quel giorno.
« Voici ce qu’a été le 26 janvier 1943. Mes plus chers amis m’ont quitté ce jour-là.’

Basta avec la Seconde Guerre mondiale, ont-ils dit : le prochain livre est proposé par Sabry, c’est « Mémoires de porc-épic » de Alain Mabanckou (Points, 6,50 euros). Nous nous retrouverons pour en parler le vendredi 1er mai, après une durissima giornata di lavoro. Quelqu’un se propose-t-il pour héberger ? Sinon, Sabry et moi pouvons accueillir.

Buona lettura a tutti,
Muriel.

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